
Un grand merci à Jéjé et Sylvie pour les photos et pour leur assistance motorisée ou non, et un immense merci à frank de nous faire partager son quotidien de ce 22juin 2008 ! C'est toujours passionnant d'essayer de ressentir ce que vivent ceux qui vivent des grandes choses ! Il s'en passe des choses dans la tête d'un sportif, non ?
bonne lecture
"Décider de s inscrire sur un IRONMAN demande un minimum de réflexion, aussi
le jour du départ on sent une petite boule au ventre
L'avant course, c es environ 8 jours avant, je lève sacrement le pied, pas
plus d un entraînement par jour dune heure ou 2 si vélo, et au max a la VMA
pendant quelques dizaine de seconde
Niveau alimentaire, profil bon client des supermarchés, rayon sucres lents
évidemment, le couscous aussi c est excellent !
Bref tu te lèves a 4 h 30 le jour J, un petit dej normal et c est parti.
Le vélo est au parc depuis la veille au milieu de 2500 autres ( géant !!!)
passionnés de belles machines vous ne serez pas déçus.
Je pars a pied avec Karine et Enzo a 5 h, il faut que je revienne fisa avec
sa patinette, j ai oublié la puce sur la table de nuit...
On croise les teufeurs entourés des képis qui terminent mal la fête de la
musique, plus on se rapproche , plus il y a de monde, très étonnant tout le
monde arrive en famille malgré l'heure.
Rentrée dans le parc à vélo, enfilage de combi, et rendez vous sur la plage
de galet; la il y 2500 gus sur 100 m de plage de galet prêts a rugir
PAN! coup d envoi a 6h 30 précises, l entrée dans l eau me semble pas trop
agitée, au bout de 500 m ça se gâte, des paquets se forment et étrangement,
je m aperçois que je double, quelle forme ce matin! je cherche et je trouve
la bonne glisse, quel pied! un coup d oeil sur le soleil qui se lève, sur l
helico qui est au dessus de nous, les jets skis qui nous entourent et les
canoés et aussi sur sur les coups de pieds et baffes que je reçois de temps
en temps, après une sortie a l australienne, je sors en en 1h11 pour 3800 m
sans etourdissements, c est bon signe !
Transition, 8 min je prends mon temps, crème solaire a gogo, cuissard ASSOS
ET MAILLOT DE SAINT MARTIN !
C est parti pour 180 Km, au bout de 20 Km environ alors que je ne cesse de
doubler sans me taper dedans un spectateur me dit , tu es 1000 eme, nous
voila parti pour une montée sèche de 200 ma 12 %, très drôle, le triathlète
a du mal a comprendre qu il y a une vie en dessous du 53 x12, et du coup
certains marchent.
Enchaînement de montées régulières pour Vincent et descentes pour Arnaud je
trouve un bon rythme qui me permet de doubler sans cesse de profiter du
paysage, bref de me faire plaisir !
Apres 100 environ qui je vois me doubler a l attaque d un col, et oui c est
Gégé et Sylvie sur leur belle moto, trop forts ces 2 là !
Ils ont réussi a passer les barrages de police, et je me demande s ils ne
prennent pas autant de plaisir que moi
Vers le 130 eme Km, je double Alain Boueau de Cycle et Passion ,et là je me
dis que c est pas normal, il me fait signe de continuer et me fait
comprendre qu il n est pas bien ( il chutera quelques Km + tard en se
fracturant 2 cotes plus gros choc au sacrum....)
Je boucle les 50 derniers en prenant soins de ne pas sucer de roues, pas
envie de prendre une pénalité, d autant que je me sens super bien
Je termine les 180 Km, en ayant l impression d' en avoir fait 120.
Résultat 2000 m de dénivelé en 5h 40, ça doit faire du 32 de moy environ
Début du marathon, après m être crémé et changé complètement, du confort
avant tout, je retrouve mes supporters de choc avec une température de choc
35 °sur la promenade des anglais; et là voila le début des ennuis, crampes
de la mort aux abdos, je ralentis, et au bout d une heure ça se supporte,
mais ma moyenne est basse 5è mn au 10 Km, de toute façon, pas le choix..
Deuxième boucle de 1O Km, en choisissant ce coup de faire tous les ravitos
séparés de 1700 m et de me faire asperger d eau avec les lances a incendies
de l organisation et récupérer un coca, je passe chaque ravito en marchant
puis relance, résultat deuxième boucle en 1h 03..AIE AIE .
Trosieme boucle je demande a mes supporters de venir vers l aéroport, car je
sens que ça va saigner, effectivement au 27eme environ, ça commence a bugger
grave, marche obligatoire, problèmes gastriques et étourdissements, je dis à
Gégé, "faut que je me refasse", il m accompagne avec Sylvie et Enzo en
marchant puis en courant ENORME !
J arrive un peu a reprendre de la vitesse et de la confiance, il me reste un
tour, la je me dis facile, tu vas te faire plaisir et tirer la foulée pour
prendre du plaisir.
Le problème est que ça ne se passe pas comme ça, le mal de ventre est plus
fort, donc je remarche, et quand il passe, impossible de recourir ce sont
des petites crampes qui apparaissent, je vois des types étirés par terre
comme certains le sont dan beille pendant l Ariégeoise, je préfère faire une
croix sur la performance et adopte la prudence en marchant pour passer la
ligne d arrivée au bout de 5h 03 de marathon, mon pire score enregistré !
Mes enfants me tirent sur la ligne d arrivée 12h 12 sont inscrites au dessus
de ma tête. Il est 18h 42
Je m allonge dans de l herbe, un peu amer d avoir conclu avec un si mauvais
marathon , alors que le reste était pas mal.
Au bout de 20 min j recommence a retrouver mes forces, et la je comprends
que ça été dur pour tout le monde et finalement mon score n est pas si
mauvais que ça
Une fois massé douché changé
Il est 23 h nous sommes assis a la terrasse d un glacier sur la promenade
avec Sylvie et Gégé et nous voyons passer d' autres finisher....
CE FUT UNE BELLE JOURNÉE "
Frank STIVAL

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